
COACHING, MENTORAT, FORMATION…
Quelle solution pour quel besoin ?
Se former, c’est comme entretenir un muscle : plus on le stimule, plus il devient agile.
Mais toutes les formes d’apprentissage ne se valent pas, et ne répondent pas aux mêmes besoins.
Cela fait bien longtemps que la question n’est plus de savoir si l’on doit apprendre, mais comment le faire intelligemment.
Et c’est là que les choses se compliquent… Entre le coaching, le mentorat, la formation en présentiel, les webinaires, les MOOC, les conférences… Il y a de quoi perdre le fil.
Mais on peut aussi choisir de regarder la situation en se disant que, derrière cette diversité d’approches, se cache une bonne nouvelle : il existe une méthode adaptée à chaque besoin.
Mais comment reconnaître la méthode qui nous correspond, à nous, à notre équipe, au contexte, à la période de l’année ? Apprendre ne se résume pas à acquérir du savoir, c’est un mouvement, une posture, une responsabilité partagée entre l’organisation et l’individu. Dans cet article, on vous aide à y voir clair pour mieux choisir, pour vous et vos équipes : quelle solution pour quel besoin ?
Formation, mentorat, coaching : trois portes d’entrée vers le développement
La formation est souvent la première réponse qui nous vient en tête quand on ne sait pas faire. C’est normal, c’est le socle traditionnel du développement des compétences. Elle fonctionne particulièrement bien quand le besoin est clair, concret, mesurable : apprendre une méthode, maîtriser un outil, adopter une nouvelle pratique. La formation structure, rassure, balise. Elle permet de progresser dans un cadre sécurisant, souvent collectif, où l’on apprend autant des échanges avec les autres que du contenu en lui-même.
Si la formation offre les outils, le mentorat déploiera le potentiel ! Il y a un moment où les apprentissages doivent prendre vie, se transformer en réflexes, en gestes, en décisions. Dans ces zones plus nuancées, comme celles du leadership, de la confiance ou du changement, le mentorat devient un compagnon précieux pour ancrer ce que la formation a semé.
Le mentorat est un mode d’apprentissage fondé sur la transmission d’expérience. Être mentoré, c’est avoir à ses côtés une personne qui possède le recul que nous n’avons pas encore, car cette personne est déjà passée par là. Un mentor n’apprend pas quoi faire, mais comment penser. Le mentorat permet de décoder les dynamiques humaines, les nuances, d’évoluer dans sa perception et sa manière de réagir aux situations. Il transforme l’expérience en savoir partagé, souvent plus durable et qu’une compétence technique.
Le mentorat demande une certaine maturité de l’apprenant. Car c’est un dialogue entre deux personnes qui apprennent l’une de l’autre : un mentor qui donne des repères, et un mentoré qui doit être prêt à se remettre en question.
Pour finir, quand faut-il choisir le coaching ? L’accompagnement est l’outil qui accompagne les grandes transitions. Le coach n’apporte pas de réponses : il ouvre des chemins. C’est une démarche, plus introspective que les autres, qui s’adresse à ceux qui veulent explorer leur posture, les sources de leur motivation, leurs valeurs, leurs objectifs, comprendre leurs freins ou développer leur leadership.
Le bon outil pour le bon moment
Si la formation, le mentorat et le coaching sont trois chemins différents, ils ne s’opposent pas : ils se complètent. L’important, c’est d’apprendre à choisir le bon outil selon le moment du parcours professionnel.
Lorsqu’un collaborateur débute dans un nouveau rôle, il a besoin de structure : la formation sera son meilleur allié. Quand il commence à se poser des questions sur sa manière d’influencer, de mobiliser ou de prendre des décisions, le mentorat peut prendre le relai. Et quand il ressent le besoin d’aligner ses choix, de comprendre ce qui le motive réellement ou de préparer une transition, le coaching sera pour lui le meilleur espace de réflexion.
Le développement des talents n’est plus linéaire : il ressemble davantage à une cartographie agile où l’on passe notre temps à naviguer entre plusieurs formes d’apprentissage. On peut passer d’une formation à un accompagnement individuel, puis à un mentorat, selon les défis rencontrés.
Le secret de la réussite réside dans la cohérence du parcours entrepris, pas dans la succession des actions. Le fameux « pourquoi » qui lie les initiatives entre elles pour aller vers un objectif.
Et si l’apprentissage était d’abord une affaire de curiosité ?
Les collaborateurs oublient souvent que la formation n’est pas un service qu’on reçoit, mais une démarche qu’on choisit. L’entreprise a évidemment un rôle à jouer : offrir des opportunités, financer des parcours, faciliter l’accès à la connaissance. Mais la responsabilité de se développer appartient aussi à chacun.
Apprendre, c’est prendre les rênes de sa carrière en main. Et les occasions ne manquent pas.
Entre les conférences et webinaires pour nourrir sa réflexion stratégique, les formations certifiantes, ou non, pour consolider son expertise et les capsules de micro-formations, les balados accessibles à tout moment pour entretenir sa curiosité, les formats d’apprentissage se multiplient.
Comment savoir facilement et rapidement si c’est un format fait pour nous ? Regardez l’objectif que vous poursuivez : la conférence éveille et inspire ; la formation consolide et structure ; le mentorat guide ; le coaching transforme.
Se former, aujourd’hui, c’est accepter que l’apprentissage soit un parcours vivant, fait de curiosité, d’expérimentations et d’autonomie. Et c’est aussi reconnaître que, si on ne veut jamais arrêter d’apprendre, il faut parfois aller chercher soi-même les réponses.
Apprendre hier, aujourd’hui et demain
Hier, la formation c’était tout un événement. On partait deux jours, on prenait des notes, on revenait. C’était un temps à part, souvent déconnecté du quotidien.
Aujourd’hui, l’apprentissage est devenu un flux continu : il s’invite dans les conversations, les outils, les projets. On apprend en travaillant, en observant, en testant.
Et demain ? Demain, l’intelligence artificielle, les plateformes adaptatives et les communautés d’apprentissage redéfiniront complètement la manière de se former. On parlera moins de formation et plus de développement continu. Les savoirs seront personnalisés, les parcours individualisés.
Mais peu importe les outils, ce qui restera essentiel : c’est la volonté d’apprendre.
Car au fond, ce n’est pas la technologie qui crée la compétence, mais la curiosité.
Et c’est peut-être ça, la plus belle évolution du monde du travail : redonner à chacun la responsabilité, et le plaisir de grandir !
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